Visite de François Hollande au Parlement européen à Bruxelles, le 30 novembre 2011

Grâce à Catherine Trautmann et la délégation socialiste des français (DSF), François Hollande a été l’invité du groupe des socialistes au parlement européen à Bruxelles le 30 novembre.

Introduit par Martin Schultz, l’actuel président du groupe socialiste, François Hollande a pu apporter sa tonalité au débat européenne à la veille du sommet européen du 9 décembre.

François Hollande a rappelé les fondamentaux de la crise actuelle, une crise financière et une crise de l’Euro un des symboles de notre intégration européenne. Il a surtout rappelé que cette crise était le fruit d’une longue histoire, avant tout un manque de gouvernance et le résultat d’une logique libérale qui a animé bon nombre d’Etats membres.

Dans ce contexte, seul un sursaut politique et un signal fort en termes de solidarité entre les Etats membres peut contrer la logique des marchés.

Pour François Hollande, l’heure n’est pas à négocier de nouveau traité et à renouer avec un débat institutionnel, il convient d’agir vite ensemble en utilisant les bases juridiques et le cadre institutionnel actuel.

Il propose un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance».

Ce dernier doit être fondé sur la vérité, celle des finances et sur une remise en ordre des finances publiques avec une programmation qui vise 3% de déficit du PIB en 2013 et l’équilibre en 2017. La France sort handicapée des dernières politiques budgétaires et des cadeaux fiscaux.

Cette étape doit être assortie d’exigences de justice sociale sans aggraver les risques de récession.

Pour François Hollande, une gouvernance européenne doit se mettre en place sur la base d’un plan cohérent résumée en 4 points majeurs :

1) Renforcer le fonds européen de stabilité financière, qui n’est pas en encore suffisamment doté

2) Mutualiser les dettes nationales par la création d’euro-obligations

3) Mobiliser la BCE contre la spéculation en lui donnant le rôle de prêteur en dernier ressort, indépendante mais active, au service de l’économie réelle.

4) Instaurer rapidement une taxe sur les transactions financières dissuasives pour les mouvements spéculatifs et justes dans un contexte de croissance des inégalités

Ce pacte devra être accompagné aussi de choix budgétaires au niveau européen, misant sur la recherche, le développement durable et de nouvelles sources énergétiques, et instaurant des règles de juste échange commercial.

Ce processus doit rester démocratique, il est hors de question de priver du débat, les parlements nationaux et européens, par ailleurs la Commission doit retrouver son rôle d’initiative et il n’est pas question d’agir sous tutelle d’une quelconque institution.

Si l’Europe ne protège plus, il en sera fini de l’idée européenne.

Certaines de nos amis socialistes espagnols et allemands ont aussi rappelé la dure réalité électorale, actuellement subie en Espagne et aussi les échéances allemandes encore lointaines qui laisseront l’actuelle chancelière en fonction même en mai 2012. François Hollande a répondu qu’il agira en tant que président de la république face aux autres chefs d’état en place mais il comptera bien apporter un peu de respiration au sein de la communauté socialiste européenne.

François Hollande a quitté le parlement Européen pour aller s’entretenir avec Elio di Ruppo, le futur premier ministre belge.

De nombreux membres de la section et la secrétaire de section de Bruxelles ont pu assister à ce débat dans la limite des places disponibles et grâce à l’aide de nos assistants parlementaires notamment Charlotte Axelsson. Philips Cordery candidat à la législative dans la circonscription du Benelux était également présent.

Emmanuel PETEL – section de Bruxelles

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Le droit d’asile ne peut pas être une variable de la politique migratoire

Retrouvez le communiqué publié le vendredi 25 novembre par Najat Vallaud Belkacem, porte-parole de François Hollande, et Mireille Le Corre, responsable du pôle immigration-intégration au sein de l’équipe de campagne.

Le gouvernement continue sa chasse aux fraudeurs, cette fois-ci au mépris de libertés fondamentales garanties par notre Constitution et par le droit international.
En annonçant vendredi une réforme du droit d’asile, dont l’objet serait de réduire encore le nombre de demandeurs d’asile accueillis en France, Claude Guéant porte à nouveau atteinte à un droit fondamental régulièrement malmené.

Semblant découvrir à quelques mois de l’échéance présidentielle la crise du dispositif d’asile français, feignant d’ignorer que la politique menée par le Président sortant et les baisses constantes du budget sont à l’origine de cette crise, le ministre de l’intérieur propose comme toujours une restriction des droits à seule fin électoraliste.

En évoquant une extension de la liste des pays d’origine classés « sûrs », à destination desquels les reconduites à la frontière sont presque automatiques, le gouvernement nie de nombreuses atteintes aux droits humains pourtant régulièrement dénoncées par les organisations humanitaires.
En imaginant que des réfugiés pourraient se voir refuser l’asile parce qu’ils auraient déposé une demande « hors délai », il fait fi des protections que leur apporte notre Constitution. A l’issue du quinquennat de M. Sarkozy, notre pays accorde l’asile bien moins que l’Allemagne ou l’Angleterre et les conditions y sont bien plus restrictives.

La lutte contre les abus ne peut pas servir de prétexte à une remise en cause du droit d’asile. Nous réaffirmons le caractère intangible du droit d’asile et du statut de réfugié. Il ne peut pas être une variable de la politique migratoire de la France, encore moins une cible de la démagogie électoraliste de la droite en campagne.

Les engagements internationaux de notre pays, le respect que nous devons à des êtres humains en souffrance et en danger, ne peuvent pas être effacés au nom de l’ajustement des dépenses du ministère de l’intérieur.
Une nouvelle fois, Claude Guéant simplifie à l’excès des questions complexes et mélange des sujets différents pour faire de l’immigration, en général, un simple problème avec des réponses simplistes.

Il est temps de retrouver une politique d’asile digne de ce nom en France comme au sein de l’Union Européenne. François Hollande, dans son projet pour 2012, fera des propositions précises en ce sens.

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François Hollande à Strasbourg: « Promouvoir la jeunesse, c’est servir la République »

François Hollande a souhaité que la jeunesse soit sa première priorité. Le 19 novembre, à Strasbourg, lors du Festival du changement des jeunes socialistes, le candidat à l’élection présidentielle a marqué sa volonté de renouer avec le Rêve français, « celui qui permet à chaque génération de vivre mieux que la précédente ». Lors de cet évènement, Thierry Marchal-Beck a succédé à Laurianne Deniaud à la tête du mouvement des jeunes socialistes.

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François Hollande : « L’accord est ce qui permet le rassemblement »

 Invité du 20H de TF1 ce mercredi , François Hollande a répondu aux questions de Laurence Ferrari concernant l’accord avec Europe Écologie-Les Verts sur le nucléaire.
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L’équipe de campagne de François Hollande

Mercredi 16 novembre, Pierre Moscovici, directeur de campagne, a dévoilé l’organigramme de l’équipe de campagne.

Téléchargez l’organigramme de campagne

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François Hollande commémore le 11 novembre: «rien ne sera jamais acquis sans lutte et sans conscience»

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« Je ne suis pas un contre-président, je suis le prochain » Libération 07.11.2011

«Je veux donner du sens à la rigueur»

Interview – Plan d’austérité, G20, chaos grec, zone euro qui tangue… les premières semaines de François Hollande comme candidat ont été bousculées par la crise.
Par MATTHIEU ECOIFFIER, GRÉGOIRE BISEAU, LUC PEILLON

Candidat socialiste à la présidence de la République, François Hollande revient sur ses propositions pour lutter contre la crise et critique les mesures attendues du nouveau plan de rigueur du gouvernement.

Le gouvernement doit présenter ce matin un plan d’économies permettant, selon lui, de boucler l’un des budgets «les plus rigoureux depuis 1945». Un effort excessif ou réaliste ?

Méfions-nous, tout d’abord, des proclamations churchiliennes, qui cachent souvent une improvisation. Tel est le cas. Car il ne s’agira pas du budget le plus rigoureux présenté depuis la Seconde Guerre mondiale. Il y en a eu bien d’autres. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que le gouvernement a été pris de court par le ralentissement de la croissance. Un retournement qui était pourtant prévisible et qui l’a obligé à inventer, à la hâte, des mesures qui n’ont pas été intégrées dans la loi de finances, laquelle vient pourtant d’être votée. Par ailleurs, est-ce que ces mesures, de l’ordre de 6 à 8 milliards, seront suffisantes ? Sûrement pas puisque l’activité sera plus faible encore que ce qui est affiché [1% en 2012, ndlr].

Cela veut-il dire qu’il faut aller plus loin dans l’effort d’économies ou, au contraire, renoncer à l’austérité ?

L’alternative n’est pas dans le refus d’un ajustement financier ou dans son amplification, mais dans le choix des catégories sociales qui vont devoir subir cet effort supplémentaire. N’oublions pas que, depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, 75 milliards de recettes fiscales ont été perdus, en raison d’allégements en faveur des grandes entreprises et des ménages les plus favorisés. Il eut été légitime de récupérer une partie de ces sommes accordées sans résultat tangible sur l’économie réelle. Or, plutôt que de s’engager dans cette voie, le gouvernement poursuit une politique faite de bricolages et de rapiéçages avec la création d’un taux intermédiaire de TVA qui n’épargnera pas les classes populaires, ou encore une surtaxe pour les grandes entreprises dont on ne sait si elle sera pérenne ou non.

Vous assumez donc le mot de «rigueur»…

A condition de lui donner un sens. La rigueur comme gestion sérieuse des finances publiques et la rigueur à l’égard des plus fortunés dès lors qu’ils ont beaucoup reçu. Je pense à ces dirigeants laxistes lorsqu’il s’agit de s’octroyer des rémunérations vertigineuses – bonus et stock-options – et sévères à l’égard de l’évolution des revenus des salariés qui relèvent de leur responsabilité. Lire la suite

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